Dimanche 24 septembre 2006
Aprés mon abandon au trail du patois, je ne savais pas si j' allais pouvoir m' aligner au départ de la 23eme édition de la Course des terrils. Cette dernière quinzaine les séances d' entrainement étaient difficiles, tant j'étais fatigué.
Oui mais voilà, il était impossible de s'inscrire sur place et j'ai dû me décider rapidement. C'est ainsi que ce matin je me suis rendu à Raismes prés de Valenciennes pour cette épreuve hors du commun longue de 22.800 kms.
Une course pas comme les autres, en effet, car elle se coure sur chemins forestiers mais surtout en escaladant 4 terrils. C'est une combinaison de course sur route (un peu), de trail et de cross (beaucoup).
De mon côté, ne sachant pas dans quel état de forme je me situe, je décide de ne pas partir trop vite et reste dans le coeur du peloton. De plus, je savais que les difficultés arrivaient rapidement puisque les deux premiers terrils s'escaldent lors des 6 premiers kilomètres. ESCALADER c'est le mot : avec les pieds, avec les mains, en s'aggripant aux arbres ou à leurs racines mais aussi à l'aide d'une corde bienvenue !)
Le premier terril est un véritable mur tandis que le second se grimpe en colimasson, ce qui me permet de courir lentement jusqu'à son sommet. Le temps de récupérer un peu et le troisième, un mur également, se présente à moi. Mes pieds s'enfoncent et mes appuis se dérobent. Ca glisse !! Ouf, c'est fait ! Je peux maintenant dérouler sur une douzaine de kms sur des larges chemins forestiers (en évitant les grosses flaques d'eau), les nombreux single track et les allées de pavés.
Je me rends compte, aprés le passage de ces obstacles, que tout va bien et que les jambes sont là. La musique des orchestres aidant, je me mets alors à accélérer progressivement et dépasse pas mal de coureurs sans jamais me faire dépasser. C'est dingue !! C'est au 21 eme km que le dernier terril pointe le bout de son nez. Celui-ci se grimpe à l'aide d'une corde judicieusement installée par les organisateurs.
Il reste alors un bon kilo et demi à parcourir et je passe la ligne d'arrivée en 1 h 55 mn 12 s (temps réel : 1h54'47") et ce à la 172 eme place sur 717 arrivants.
Je suis content de ma course. Je n'ai jamais souffert et les sensations ont été bonnes. Je ne m'y attendais pas trop car ces derniers temps, c'était plutôt dur et j'étais même contracturé à l'ischio gauche (soigné in-extremis avant la course !).
Voilà, c'est donc une course atypique trés bien rodée sur le point de l'organisation. Une course à vivre à laquelle pas moins de 3800 coureurs sur les 4 tracés (3 - 7.5 - 14.5 - 22.8 kms) s'y sont frottés.
Allez A + .......................... MANU.